Mes coups de cœur : «Mécaniques discursives» installation déglinguée, poétique de Fred Penelle et Y. Jacquet, présentée par Modulab à l'ancien dépôt des Tamm; «Palundrome», de Lionel Palun, au Lycée de la Comm'. Véritable choc émotionnel devant cette œuvre magique et hallucinatoire qui interroge l'image comme source de son. Et, partout, plein de petites personnes discrètes, qui ratent les évènements, mais restent toujours disponibles et souriantes, même sous l'averse : les «ninjas» de la NB et autres bénévoles qui attendent le chaland aux stations du Mettis, vrais héros de la fête.
Anne de Rancourt, Mes états d’Anne N°443

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Un entretien avec Gilles Malatray du blog Des Arts Sonnants, le 4 juin 2010

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Feedback vidéo

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Le Supercolor Palunar de Lionel Palun et Jérôme Noetinger.

Ainsi nommé en référence au Tryphonar de Tournesol dans ”Les bijoux de la Castafiore”, le système de Lionel Palun se présente sous la forme de trois écrans de télévision posés l'un sur l'autre, du plus grand au plus petit, et a été conçu pour étudier les réactions visuelles de ces tubes cathodiques aux divers stimuli sonores qui peuvent leur être envoyés. Lionel est lui-même un ancien chercheur du CNRS, passionné dès son plus jeune âge par la physique et l'informatique, qui a décidé un beau jour que son emploi ne satisfaisait plus ses désirs créatifs. Et ce que la recherche a perdu, 1'art est heureux de pouvoir en bénéficier car la prestation des deux acolytes fait sans doute partie des expériences les plus étonnantes qu'il nous ait été donné de voir. La technique m'en est absolument inconnue mais, d'après ce que j’ai pu glaner comme informations, les signes envoyés depuis les machines sonores de Jérôme sont traduits en langage visuel par les écrans de Lionel, lequel interfère alors sur leur développement, créant divers feedbacks (ou boucles) que le musicien récupère à son tour... Et ainsi de suite ! Il en résulte une forme despectacle télévisuel totalement abstrait dans lequel les couleurs et les trames évoluent puis se mêlent, s'effilochent et se perdent tandis que l'électronique fournit une bande-son tout aussi peu figurative. Hormis le spectacle et la performance, c'est surtout cette poésie du bricolage et l'exploration de nouvelles pistes possibles qui séduit dans ce duo, une humilité d'artisan tout a fait bienvenue dans cet univers contemporain tellement satisfait, parfois, de lui-même.

Improjazz 156, juin 2009, p. 43

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FRANCE 3

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Un vidéaste inspiré

Lionel Palun est vidéaste et travaille essentiellement pour le spectacle vivant (danse, théâtre). Depuis plus de trois ans il collabore avec la compagnie Pascoli. « Nous sommes vraiment en symbiose » a-t-il confié.

Lionel a participé à la résidence mensoise et en a tiré de très belles images. Il a expliqué : « ma proposition était de travailler dans la rue, que chaque danseur fasse un solo en se racontant la même histoire. Ces solos ont été doublés pour un contre champ. Avec les 5 soli j'ai cherché comment travailler la trace. Les lieux s'y prêtent bien. J'ai choisi un monochrome noir. J'ai ensuite co-écrit une danse avec les 5 soli qui se répondent très bien. J'apporte la dimension du temps dans leur rencontre dans l'espace ».

Un excellent travail de montage donne l'illusion d'une danse exécuter en même temps par les danseurs. Et sur l'écran la rue a pris le relief d'un décor de cinéma, une esthétique particulière hors du temps. Lionel a précisé : « ce travail n'a été possible qu'en restant en résidence. Cela n'a un sens que parce que c'est dans cette rue à Mens. Il y a une profonde imprégnation du lieu. Mon désir est d'amener un nouveau regard sur des lieux connus ». Paris gagné. Du reste l'ensemble du spectacle a apporté un regard neuf, étonné, séduit sur la danse contemporaine, son union avec l'image et la musique.

Anne-Marie Pascoli a vécu la résidence « comme un vrai moment de bonheur avec un travail intense et très chaleureux. Toute l'équipe a eu beaucoup de plaisir a être ici. Ce lieu est inspirant ».

 

F.M., Le Dauphiné Libéré, 25 Mai 2004, p. 12